La précaution inutile

ou Le Barbier de Séville

de Beaumarchais


Un spectacle d’anima motrix en coproduction avec le Théâtre du Nord.

> voir un extrait

> Critique du 15 mai 2011 / Armelle Héliot

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// Tournée 2010/2011 :


25 janvier 2011 
Le Carré -- Scène Nationale de Château-Gontier (53)

1er février 2011  Le Salmanazar -- Epernay (51)

3 février 2011  Centre Culturel Les Trois Pierrots -- Saint-Cloud (92)

8 février 2011  Espace Jean Legendre -- Compiègne (60)

13 février 2011  Théâtre du Chevalet -- Noyon (60)

15 et 16 mars 2011  Les Sept Collines -- Tulle (19)

18 mars 2011  Pôle Culturel La Mégisserie -- Saint-Junien (87)

24 et 25 mars 2011  Théâtre Ici et Là, Espace Saint Pierremont (54)

29 mars 2011  Théâtre de l’Olivier -- Istres (13)

31 mars et 1er avril 2011  Théâtre de Vienne (86)

5 avril 2011  Centre Culturel Juliette Drouet (Théâtre Victor Hugo) -- Fougères (35)

14 et 15 avril 2011  Le Grand Logis -- Bruz (35)

19 et 20 avril 2011  Les Transversales -- Verdun (55)

22 avril 2011  La Méridienne -- Lunéville (54)

28 avril 2011  Le Centre des Bords de Marne -- Le Perreux (94)

4 et 5 mai 2011  La Faïencerie -- Creil (60)

10 au 13 mai 2011  Théâtre de la Commune -- Aubervilliers (93)

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Spectacle créé le 20 janvier 2010 au Théâtre du Nord à Lille

voir la vidéo d’annonce de France3 Nord Pas-de-Calais

Tournée 2009/2010 :

Lille -- Théâtre du Nord / Ribeauvillé - Espace Culturel le Parc / Rungis - Théâtre de Rungis / Clamart - Théâtre Jean Arp / Oullins - Théâtre de la Renaissance / Dunkerque - Le Bateau Feu

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// Création 2010

« Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille ; un jeune amant plus adroit le prévient, et ce jour même, en fait sa femme à la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc » -- dixit Beaumarchais. Prenons-le au mot !
Tentons alors, comme dirait Lessing, une « comédie authentique », celle qui nous fait rire mais nous effraie aussi par la cruauté ordinaire qu’elle met en jeux.


De Lessing à Beaumarchais

J’ai décidé de mettre en scène début 2010 La précaution inutile d’après Le Barbier de Séville de Beaumarchais. C’est fort de ce travail en compagnie de Lessing, d’une richesse et d’un enseignement qui ont éclairé toutes les étapes de la création de Nathan…, que je me tourne vers une comédie de Beaumarchais.

La passion du drame, voilà le trait d’union entre ces deux contemporains si différents en apparence. Et Lessing, et Beaumarchais se reconnaissent en Diderot et sa révolution du « genre sérieux ». Sous cet éclairage, cette « comédie gaie » luit d’un éclat particulier. Elle ressemble à un esquif d’une étonnante légèreté à la croisée de courants contradictoires : tourmentée entre la trépidante poussée émancipatrice des Lumières et le mainstream conformiste des rôles sociaux, de la machine comique.

La question de la « place de l’autre », essentielle dans mon travail de mise en scène, s’y inscrit et dans la forme et dans le fond. C’est une comédie en tension, entre l’insolence, la gaieté, la richesse de ses personnages hors-norme et une violence des rapports humains, des réalités sociales. La violence d’une lutte pour l’émancipation, pourtant vouée à l’échec.

Je veux rendre au plateau la possible modernité du Barbier… Celle d’une ambigüité fort contemporaine, le double langage des puissants sous le masque du plaisir ; le jeu de dupe d’une promesse d’émancipation toujours réaffirmée et jamais tenue. Un monde où Figaro ne peut que redevenir domestique et où Rosine n’existe que comme épouse. Un monde pas si lointain.

Je souhaite aborder le Barbier… comme le témoignage explicite d’une société clivée, retrouver la densité charnelle des personnages et goûter au plaisir désenchanté de la musicalité de l’œuvre. Aussi, nous ferons la part belle à sa formidable gaité. La musique, outil premier de sa séduction, jouera pleinement son rôle. La présence d’instruments au plateau semble une évidence : j’ai proposé à Frédéric Tentelier d’écrire une partition nouvelle pour ce nouveau Barbier…

Sur scène, on retrouve notamment Azeddine Benamara, Daniel Delabesse, Mounya Boudiaf (tous trois à l’affiche dans Nathan le sage) et Denis Eyriey (cf Dissident, il va sans dire).

Laurent Hatat

 

mise en scène Laurent HATAT

conseil artistique Laurent CAILLON conseil dramaturgique Jane DZIWINSKA assistant mise en scène Julien GOSSELIN scénographie Antonin BOUVRET lumières Bernard PLANCON costumes Martha ROMERO musiques Frédéric TENTELIER univers sonore Martin HENNART images Lucie LAHOUTE maquillage Nathalie REGIORproduction Eugénie TESSON communication Maëlle BODIN

Avec :

Denis EYRIEY (Le Comte Almaviva)

Denis Eyriey intègre l’École du TNS en 2002 (groupe XXXV), où il suit les enseignements de Stéphane Braunschweig, Odile Duboc, Luca Ronconi, Nicolas Bouchaud, Enrico d’Amato, Annie Mercier et Jean-Marc Eder. Dans le cadre de cette formation, il joue notamment dans des ateliers-spectacles présentés en public : Espace complémentaire dirigé par la chorégraphe Odile Duboc, Mystère Bouffe et autres textes de Dario Fo dirigé par Jean-Louis Hourdin, Victor ou les enfants au pouvoir de Roger Vitrac et Les Estivants de Maxime Gorki dirigés par Laurent Gutmann.

En 2005, il intègre la troupe du TNS pour une saison avec laquelle il joue L’Enfant rêve de Hanokh Levin mise en scène Stéphane Braunschweig. On le retrouvera aussi sous la direction d’Émilie Rousset au Festival Berthier’05 pour les jeunes acteurs dans L’Étang de Robert Walser. Il débute la saison 2006/2007 sous la direction d’Hubert Colas dans Hamlet de William Shakespeare au Théâtre National de Chaillot où il interprète le rôle d’Horatio, avant d’être à l’affiche au Théâtre de la Commune avec Dissident il va sans dire, de Michel Vinaver mise en scène Laurent Hatat.
Il joue régulièrement dans des courts-métrages : Dans ma chambre de J. Knittel (ESRA), Mes petites chéries de G. Ahmesland (FEMIS), Ich komme mit de S. Demoustier (FEMIS), Accatone de S. Demoustier et Une étoile dans la nuit
de René Féret (LM).

 

Daniel DELABESSE (Bartholo)

Au théâtre, il a joué sous la direction de Didier Bezace (C’est pas facile d’après Brecht, Bove et Tabucchi, Le Jour et la nuit d’après La Misère du monde de Pierre Bourdieu, Pereira prétend d’après Tabucchi, Le Colonel-Oiseau de Hristo Boytchev, L’Ecole des femmes de Molière, Chère Eléna Serguéiévna de Ludmilla Razoumovskaïa), Christian Benedetti Woyzeck de Büchner), Emmanuel Demarcy-Mota (Marat -- Sade de Peter Weiss), Laurent Hatat Half and half de Daniel Keene, Dehors devant la porte de Wolfgang Borchert, Nathan le sage de G. E. Lessing), Laurent Gutmann (Terre Natale de Daniel Keene), Thierry Roisin (Manque de Sarah Kane et L’Émission de télévision de Michel Vinaver), et Jean-Claude Cotillard (Trekking, Les hommes naissent tous Ego…). Créé au Théâtre de la Commune d’Auvervilliers en 2001, il reprend régulièrement en tournée son spectacle Les Ch’mins d’Couté.

Au cinéma, il a joué sous la direction de Bertrand Tavernier (Laisser passer et Ça commence aujourd’hui), Stéphane Clavier (La voie est libre), Jean-Paul Salomé (Belphegor)… A la télévision, il a tourné avec Laurent Jaoui, Alexandre Pidoux, Bernard Uzan, Bertrand Arthuys, Yves Thomas, Alain Wermus, Thierry Redler, Nicolas Ribowski… Il travaille fréquemment pour la radio (France Inter et France Culture). Nathan le sage est sa troisième collaboration avec Laurent Hatat.

 

Victoria QUESNEL (Rosine)

Jeune comédienne formée à l’Ecole Professionnelle Supérieure d’Art Dramatique (Epsad) de Lille dirigée par Stuart Seide, Victoria Quesnel a travaillé sous sa direction dans un atelier sur Mesure pour mesure de William Shakespeare, notamment joué au Festival International des Ecoles d’Art Dramatique à Brno (République Tchèque) puis présenté au Théâtre du Nord à Lille (2008). Pendant ses trois années de formation, elle a notamment eu l’occasion de travailler aux côtés de Didier Galas, Anton Kouznetsov, Didier Kerckaert, Vincent Goethals, Gloria Paris, Jean-Paul Wenzel, Mohamed Rouabhi, Julien Roy, Gilberte Tsaï. Lors d’un atelier autour de Nathan le sage de G. E. Lessing, elle rencontre Laurent Hatat qui la dirige à nouveau sur des petites formes produites par le Théâtre du Nord à l’automne 2008. Le rôle de Rosine dans La précaution inutile… marque le début de sa carrière professionnelle.
Quel est l’enfoiré qui a commencé le premier ?
de Dejan Dukovski, mis en scène par Stuart Seide, est présenté au Théâtre du Nord et au Nouveau Théâtre de Montreuil en juin 2009 comme spectacle de sortie de la promotion 06-09 de l’Epsad.

 

 

Azeddine BENAMARA(Figaro)

Après une formation au Conservatoire Royal de Mons (Belgique) et au Théâtre de l’Ecole du Phénix de Valenciennes, il intègre l’Ecole Professionnelle Supérieure d’Art Dramatique du Nord-Pas de Calais. Il débute sa carrière de comédien avec Stuart Seide (Dommage qu’elle soit une putain, Paysages Pinter et Hamlet(s)), Jean-Paul Wenzel (Je tue donc…, Tragédie miniature) et Vincent Goethals (Paroles d’Alger), Gérard Izing (Zoo Story) et David Gery (Avoir 20 ans dans les tranchées).

Il travaille pour la première fois avec Laurent Hatat lors d’un atelier sur Berthold Brecht durant sa formation à l’EPSAD à Lille. Il sera ensuite à l’affiche de Nathan le sage de G. E. Lessing, mise en scène Laurent Hatat, spectacle créé au Théâtre du Nord le 5 mars 2008 et joué au Théâtre de la Commune et au Nouveau Théâtre de Besançon. En mai 2008 et sous la direction de Laurent Hatat, il interprète les Oranges d’Aziz Chouaki au Théâtre du Nord à Lille.

 

Olivier BRABANT (Don Bazile)

Issu du conservatoire de Lille, Olivier Brabant joue dans Notre dame des anges en 1991, Mourir d’amour en 1994, et Des légendes et des hommes en 1997, mis en scène par Pascal Goethals. Pour le cinéma et la télévision, il travaille également régulièrement avec Bruno Bontzolakis (Famille je vous hais, Chacun pour soi, La lettre d’amour…) ainsi qu’avec Alfred Lot, Denis Bardiau, Jean-Marc Descamps, Philippe Monier, Kita Bauchet…
Au théâtre, il joue sous la direction de Wladyslaw Znorko, Stéphane Verrue, Jean-Claude Giraudon, Gislaine Drahy, Françoise Delrue

Il débute sa collaboration avec Laurent Hatat en 1999 dans Le grand cahier d’Agota Kristof, et continue l’aventure avec Papa Alzheimer de Luc Tartar (2003), Dehors devant la porte de W.Borchert (2006) et Nathan le sage (2008). En 2008, il joue aussi aux côtés des Fous à réaction dans une mise en scène de Vincent Dhelin, Heureux qui comme Ulysse de J. P. Vernant.

 


Mounya BOUDIAF (L’Eveillé)


Jeune comédienne issue de l’Ecole Professionnelle Supérieure d’Art Dramatique de Lille dirigée par Stuart Seide, Mounya Boudiaf joue plusieurs pièces sous sa direction, notamment en tant que membre du collectif d’acteurs permanents du Théâtre du Nord en 2006/2007 : Dommage qu’elle soit une putain, Hijra, Hamlet(s), Paysages Pinter. En 2005, on la voit dans Je tue donc…, Tragédie miniature, texte et mise en scène de Jean-Paul Wenzel pour le Théâtre Ouvert à Paris. En 2006, Vincent Goethals la met en scène dans Paroles d’Alger, d’après Les Sacrifiés de Laurent Gaudé. En 2007, on la retrouve dans L’Orestie d’Eschyle, mise en scène David Géry.

Laurent Hatat
, avec qui elle a travaillé lors d’un atelier sur Berthold Brecht durant sa formation à l’EPSAD, la met en scène dans Nathan le sage de G. E. Lessing, spectacle créé au Théâtre du Nord le 5 mars 2008 et joué au Théâtre de la Commune et au Nouveau Théâtre de Besançon. Ayant également reçu une formation en chant, elle met en forme et interprète un cabaret musical autour de cette création.

 

Julien GOSSELIN (La Jeunesse)

Jeune comédien formé à l’Ecole Professionnelle Supérieure d’Art Dramatique (Epsad) de Lille dirigée par Stuart Seide, Julien Gosselin a travaillé sous sa direction dans un atelier sur Mesure pour mesure de William Shakespeare (rôle du Duc), notamment joué au Festival International des Ecoles d’Art Dramatique à Brno (République Tchèque) puis présenté au Théâtre du Nord à Lille (2008). Pendant ses trois années de formation, il a notamment eu l’occasion de travailler aux côtés de Didier Galas, Anton Kouznetsov, Didier Kerckaert, Vincent Goethals, Gloria Paris, Jean-Paul Wenzel, Julien Roy, Gilberte Tsaï, Hassane Kassi Kouyaté, Yves Beaunesne. Il travaille une première fois en 2007avec Laurent Hatat lors d’un atelier autour du texte de G. E. Lessing, Nathan le sage, puis en 2008 pour les Avant-Scènes du Théâtre du Nord, des petites formes montées à partir de textes de Martin Crimp, Sacha Guitry, Thomas Bernhard et Zinnie Harris, jouées dans la métropole lilloise puis au Théâtre du Nord en mars 2009.
Quel est l’enfoiré qui a commencé le premier ? de Dejan Dukovski, mis en scène par Stuart Seide, sera présenté au Théâtre du Nord et au Nouveau Théâtre de Montreuil en juin 2009 comme spectacle de sortie de la promotion 06-09 de l’Epsad.